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Professionnels de la santé
L’obésité : facteurs génétiques ou environnementaux?
Contribution du Dr. Harvey Anderson, Ph.D., Université
de Toronto
Quels rôles
la génétique et l’environnement jouent-ils en tant que déterminants
de l’obésité? L’obésité est une maladie multifactorielle. Elle résulte
surtout d’un style de vie dans lequel l’apport énergétique est supérieur
à la dépense énergétique, et elle est plus fréquente chez les personnes
ayant hérité de la sensibilité à la maladie, ce qui suggère que la génétique
jouerait un rôle important. Cependant, il est difficile d’évaluer l’implication
de l’hérédité dans l’étiologie de l’obésité compte tenu du fait que
les membres d’une même famille partagent également les mêmes habitudes
de vie et possèdent les mêmes influences environ-nementales et culturelles
(1). De plus, les changements dans le pool de gènes n’expliquent pas
l’augmentation rapide de l’obésité à l’échelle mondiale, ce qui laisse
supposer que l’environnement serait le facteur principal.
Rôle de la génétique
Certains chercheurs pensent que la génétique explique de 25 à 40
% de la variance de l’indice de masse corporelle (IMC) (2). Toutefois,
dans les études démographiques, aucun gène n’a pu être associé de façon
constante à l’IMC (2). Chez l’homme, le nombre de gènes et d’autres
marqueurs ayant un lien avec le phénotype de l’obésité atteint maintenant
presque 200. Par conséquent, il semble y avoir une grande variété dans
les types d’anomalies génétiques pouvant causer l’obésité. Dans un rapport
récent tiré d’un congrès portant sur l’obésité qui a eu lieu en 1998,
les auteurs indiquent que « même lorsque nous aurons la séquence complète
du génome humain et que nous connaîtrons toutes les unités individuelles
de l’hérédité, essayer de prédire quelles combinaisons causeront l’obésité
dans une circonstance donnée, restera toujours une tâche difficile,
voire même impossible » (3).
Le fait que l’obésité est souvent fréquente à l’intérieur d’une famille
(4) ne s’explique pas totalement par des conditions environ-nementales.
En effet, il semble que les membres d’une même famille ont en commun
des caractéristiques génétiques précises (4). Ceci a été prouvé avec
des études effectuées auprès de faux jumeaux et de jumeaux identiques
élevés ensemble, de jumeaux identiques élevés séparément, d’enfants
adoptés et de leurs parents biologiques et adoptifs, de grandes cohortes
formées de familles nucléaires ainsi qu’avec des études d’interventions
effectuées auprès de jumeaux identiques.
L’obésité infantile et parentale semble pré-dire l’obésité à l’âge
adulte (5). L’obésité chez les parents influence probablement les risques
d’obésité en raison des gènes communs et des facteurs environnementaux
au sein de la famille. L’obésité chez les parents augmente de deux fois
le risque d’obésité à l’âge adulte des enfants obèses et non obèses
de 10 ans et moins. Toutefois, indépendamment du poids des parents,
la présence de l’obésité chez des enfants plus vieux est un facteur
important pour prédire l’obésité à l’âge adulte, suggérant ainsi de
fortes composantes environnementales et comportementales. Cependant,
les enfants obèses de moins de 3 ans dont les parents ne sont pas obèses
courent peu de risques de devenir obèses.
Les facteurs biologiques ayant une influence sur la susceptibilité
d’une personne à devenir obèse sont entre autres : le sexe, l’appartenance
ethnique et les périodes vulnérables de la vie. Chez les femmes, on
suppose qu’une plus grande masse de tissus adipeux sert à assurer les
fonctions reproductrices. Le développement de l’obésité dans certains
groupes ethniques peut s’expliquer par une prédisposition géné-tique
à l’obésité, qui apparaît seulement une fois que la personne adopte
un style de vie opulent. Les autochtones d’Australie et les peuples
d’Asie du Sud qui ont immigré dans les pays industrialisés en sont des
exemples.
Les deux groupes présentent une prédisposition à l’obésité abdominale.
Les déterminants physiologiques de cette distribution du tissu adipeux
ne sont pas connus, mais l’insuline pourrait jouer un rôle à ce sujet.
Les périodes vulnérables où il y a une certaine prédisposition à prendre
du poids en raison d’un changement physiologique et métabolique sont
: la vie prénatale, l’adolescence, la grossesse et la ménopause. La
baisse du niveau d’activité est un des facteurs principaux de certaines
de ces périodes.
Une augmentation des taux d’obésité s’est produite au sein d’un pool
génétique assez constant. Par exemple, de 1980 à 1991, en Angleterre,
la prévalence de l’obésité clinique a doublé (6), alors que de tels
changements majeurs dans le pool des gènes n’auraient pu se produire
en seulement 11 ans. Les tendances épidémiologiques récentes suggèrent
que l’environnement et les changements de comportement qui ont un effet
sur une grande partie de la population, seraient les principales causes
de l’obésité.
Facteurs environnementaux
Les deux facteurs environnementaux ayant un effet sur le poids corporel
et le bilan énergétique sont l’alimentation et l’activité. Une faible
dépense énergétique semble être le déterminant clé de l’épidémie actuelle
d’obésité. Les progrès économiques et technologiques ont entraîné une
réduction importante des niveaux d’activité (6). La dépense énergé-tique
quotidienne continue de diminuer et est liée à l’opu-lence. Le temps
passé au travail et aux loisirs est souvent une période inactive puisque
la mécanisation remplace les tâches exigeantes sur le plan physique
et que les ordinateurs, la télévision et les vidéos sont les loisirs
à la mode (6). La relation entre l’obésité et l’inactivité est beaucoup
plus évidente que celle entre l’obésité et le régime alimentaire (6).
Bien que l’activité soit un élément essentiel, la consomma-tion d’aliments
est aussi un facteur environnemental important de l’obésité. Cette consommation
est influencée entre autres par le goût, la texture, l’odeur, l’apparence
et la composition comme les matières grasses, les protéines, les glucides
et les fibres. Les sucres ajoutés et les graisses alimentaires ont fait
l’objet de beaucoup d’études pour savoir s’ils étaient des causes possibles
de l’obésité, mais jusqu’à maintenant aucune évidence ne démontre qu’un
seul facteur puisse être responsable du développement de l’obésité.
L’incidence de l’obésité augmente dans un environnement où les aliments
sont abondants, salubres, bons et riches en énergie que l’on qualifie
comme des aliments à haute teneur en énergie et en matières grasses (7). De nombreuses études expérimentales montrent que les régimes à
haute teneur en matières grasses ont tendance à faire augmenter la masse
adipeuse chez les humains. Les études sur les habitudes d’alimentation
des humains montrent que les matières grasses réduisent le moins la
consommation, ce qui suppose qu’elles ont un effet moindre que les glucides
ou les protéines sur les centres de régulation de l’alimentation à court
terme. Les matières grasses sont les macro-nutriments les plus efficaces
dans le stockage du gras. Pour entreposer des matières grasses, il faut
dépenser 3 % de l’énergie consommée, alors qu’il faut dépenser 23 %
de l’énergie pour l’entreposage de glucides sous forme de matières grasses (8).
Le régime alimentaire et la dépense énergétique sont des déterminants
clés du poids corporel qui agissent dans un environnement comprenant
une foule de facteurs socio-économiques et de facteurs de comportement
dont le revenu, l’éducation et l’occupation. Le revenu est le principal
facteur socio-économique responsable des changements sur le plan de
l’alimentation et du poids corporel.
Dans les pays développés, il existe une relation inverse évidente entre
l’obésité et le statut socio-économique des femmes, ce qui signifie
que les femmes riches ont tendance à être plus minces que les femmes
pauvres. Cette relation n’est pas la même pour les hommes et les enfants (9). Par opposition, dans les sociétés en développement, la relation
entre le statut socio-économique et l’obésité est forte et à mesure
que le statut augmente, les cas d’obésité augmentent aussi bien chez
les hommes que chez les femmes. Un changement à l’échelle de la population
se produit à mesure que les conditions socio-économiques s’améliorent,
l’embonpoint vient remplacer la minceur (10). Dans les pays en développement,
l’obésité dans ces groupes aux statuts socio-économiques supérieurs
semble reposer sur un approvisionnement alimentaire plus stable et peut-être
aussi sur des valeurs culturelles favorisant les corps plus ronds (9).
La minceur chez les groupes de moindre statut socio-économique peut
s’expliquer par le manque d’aliments, par les niveaux élevés de dépense
énergétique ou encore par les deux. L’obésité pourrait être un signe
de santé et de richesse dans les pays en développement et l’inverse
serait vrai dans les pays développés.
Dans les pays industrialisés, le niveau d’éducation semble inversement
proportionnel au poids corporel (11). On sait moins de choses au sujet
de l’occupation, mais dans les pays industrialisés, les travailleurs
manuels sont plus gros, fument plus et consomment plus d’aliments gras
que ceux qui ne font pas de travail manuel (12).
Stratégies de prévention
La prévention de l’obésité doit reposer sur une compréhension des facteurs
génétiques et environnementaux. Le point de départ fondamental est que
l’obésité résulte d’une faible dépense énergétique et d’un apport alimentaire
abondant (13). Un rapport récent de l’OMS (14) concluait que l’obésité
est « une maladie qui peut être prévenue par le biais de changements
au style de vie », et que la préven-tion de l’obésité est la responsabilité
des collectivités, des gouvernements, des médias et de l’industrie alimentaire.
Tous ces secteurs doivent se mettre d’accord pour arriver à rendre l’environnement
moins propice au gain de poids. Les recommandations sur le plan du régime
alimentaire doivent tenir compte des questions sur la santé publique
et des facteurs sociaux, économiques, agricoles et environnementaux
ayant un effet sur la disponibilité des aliments et la consommation
des aliments.
Tout comme les recommandations alimentaires (15), les stratégies visant
à faire diminuer l’obésité doivent correspondre au contexte socioculturel.
Chaque pays doit mettre au point un processus permettant d’examiner
la prévalence des déterminants de l’obésité et les stratégies pour la
prévenir. Il faut souligner que la planification d’une stratégie de
santé publique mettant l’accent sur un seul facteur est une approche
réductionniste qui n’a pas eu de succès dans le passé.
Résumé
Les déterminants de l’obésité sont complexes. La génétique compte pour
environ 25 à 40 %. Toutefois, il n’est pas certain que l’identification
d’une multitude de gènes pourra modifier la réaction à l’environnement
et fournir une solution. Les facteurs environnementaux qui font augmenter
les risques de devenir obèse sont nombreux et comprennent l’activité
physique, le statut socio-économique et l’approvisionnement en aliments.
On ne peut pas considérer seulement un facteur pour expliquer l’obésité
de tous et chacun. La prévention et le contrôle de l’obésité dépendront
de la compréhension et de la gestion des facteurs environnementaux dans
un pays et une culture donnés.
Références
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Foundation Symposium, 1996: pages 108 à 117, 188 à 193..
- Perusse L, et al. The human obesity gene map: The 1998 update. Obes
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- Ryan D, et al. Conference report – Obesity: New Directions. Obes
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- Bouchard C. Obesity in adulthood – The importance of childhood
and parental obesity (editorial). New Engl J Med, 1997; 337(13): pages
926 à 927.
- Whitaker R, et al. Predicting obesity in young adulthood from childhood
and parental obesity. New Engl J Med, 1997; 337(13):pages 869 à 873.
- Prentice A, Jebb S. Obesity in Britain: Gluttony or sloth? BMJ,
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- Drewnowski A, Popkin BM. The nutrition transition: New trends in
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- Flatt J. The biochemistry of energy expenditure. In: Bray G, ed.
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congress on obesity. London: Newman, 1978.
- Sobal J, Stunkard AJ. Socioeconomic status and obesity: A review
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- De Onis M, Habicht JP. Anthropometric reference data for international
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- Popkin B, et al. A review of dietary and environmental correlates
of obesity with emphasis on developing countries. Obes Res, 1995;
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- Hulshof K, et al. Diet and other lifestyle factors in high and
low socio-economic groups (Dutch Nutrition Surveillance System). Eur
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- Hill JO, Peters JC. Environmental contributions to the obesity epidemic.
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In: Florentino RF, ed. Dietary guidelines in Asian countries: Towards
a food-based approach. Singapore: ILSI Press/ILSI Southeast Asia,
1997: pages 77 à 85.
Définitions
La définition de l’obésité se base sur l’indice de masse corporelle
(IMC), un indice simple comparant le poids à la grandeur et qui donne
les meilleures mesures du tissus adipeux. L’IMC est devenu une norme
mondiale qui a été adoptée par l’Organisation Mondiale de la Santé et
Santé Canada et qui se définit comme étant le poids en kilogrammes divisé
par la hauteur en mètres carrés (1). À partir de cette échelle, des
limites d’IMC ont été déterminées par l’OMS :
moins de 20 = poids insuffisant
20 à 25 = normal
25 à 30 = embonpoint
plus de 30 = obèse.
Au début des années 1990, avec ces définitions de l’OMS, on a constaté
que 47 % des Canadiens avaient un surplus de poids et que 15 % étaient
obèses. Les hommes avaient plus tendance à avoir du poids en trop par
rapport aux femmes, mais celles-ci étaient plus nombreuses à prendre
des mesures pour perdre du poids (2).
En plus de l’IMC, la distribution des tissus adipeux est un facteur
important pour prédire les problèmes de santé associés à l’obésité.
Le tissu adipeux dans la région abdominale centrale augmente les risques
de diabète, de dyslipidémie, d’hypertension et de maladies du coeur.
Une circonférence à la taille de 102 cm (40 po) et plus chez les hommes
et de 88 cm (35 po) et plus chez les femmes est considérée comme présentant
des risques élevés (3). Donc, une personne pourrait avoir un IMC « normal
», mais présenter des risques élevés de maladies chroniques si le tissu
adipeux se concentre dans la région abdominale.
Références
- http://www.hc-sc.gc.ca/hppb/nutrition/ bmicalulatorapplet/index.html
- Reeder BA, Angel A, Ledoux M, et.al. Can Med Assoc J 1992;
146(11):2009-19.
- Lau DCW. Can Med Assoc J 1999; 160(4):503-6.
Obésité Canada
En 1999, on a créé un nouvel organisme qui s’intéresse aux questions
relatives à l’obésité : Obésité Canada. Cet organisme a pour but d’améliorer
la santé des Canadiens en faisant diminuer l’obésité et ses conséquences.
Le mandat d’Obésité Canada porte aussi bien sur l’éducation et la recherche
que sur la promotion. Les buts sont les suivants :
- développement de partenariats;
- actions pour prévenir l’obésité;
- défense des droits et conseils;
- promotion de la recherche;
- traduction des résultats de recherche en politiques et pratiques
en matière de santé;
- promotion de pratiques optimales dans la prévention et la gestion
auprès des professionnels de la santé;
- discussion et distribution des nouvelles connaissances;
- source d’information fiable pour le public et les médias.
Pour devenir membre d’Obésité Canada, il faut être un professionnel
de la santé agréé ou un étudiant. Le conseil d’administration se com-pose
de membres venant de partout au Canada et touche à plusieurs domaines
dont l’épidémio-logie, la médecine, la diététique, la recherche et les
sciences infirmières. Les frais d’adhésion sont de 50 $ par année.
Envoyez votre demande à : Secrétariat d’Obésité Canada, Départe-ment
de santé communautaire et d’épidémio-logie, Université de la Saskatchewan,
107 Wiggins Road, Saskatoon, SK. S7N 5E5
À surveiller
Cox DN, Perry L, Moore PB,
Vallies L, Mela DJ. Sensory and hedonic associations with macronutrients
and energy intakes of lean and obese consumers. Int J Obes, 1999; 23:
pages 403 à 410.
Le but de la recherche était d’établir des différences
entre les sujets minces et obèses à l’aide de mesures subjectives et
d’attributs sensoriels et hédoniques des aliments, la consommation d’aliments
et leur composition. Les résultats montrent que les sujets obèses et
minces n’ont pas de régime préféré ayant des différences marquées. Les
personnes obèses avaient plus tendance à consommer des aliments à grande
densité énergétique, généralement associée à des aliments appétissants
et salés.
Popkin BM, Doak CM. The obesity
epidemic is a worldwide phenomenon. Nutr Rev, 1998; 56(4): pages 106
à 114.
Présentation des enquêtes nationales effectuées partout
dans le monde pour arriver à avoir une meilleure compréhension des facteurs
contribuant à l’obésité. Les auteurs concluent que le régime alimentaire
et l’activité physique sont les déterminants principaux de l’obésité
dans toutes les couches de population. Les auteurs recommandent aux
responsables des politiques de donner priorité aux efforts de prévention
et de leur consacrer plus de ressources.
Rippe J, Crossley S, Ringer
R. Obesity as a chronic disease: Modern medical and lifestyle management.
J Am Diet Assoc, 1998; 98 (suppl 2): pages S9 à S15.
Examen de l’épidémie moderne d’obésité et son rapport
avec le diabète de type 2, les maladies du coeur, les dyslipidémies
et l’hypertension. Les auteurs recommandent des changements au style
de vie et si nécessaire un traitement médical par une équipe multidisciplinaire
de médecins, de diététistes, de spécialistes de l’exercice et des thérapeutes
en comportement.
Jebb SA. Obesity: From molecules
to man. Proc Nutr Soc 1999; 58: pages 1 à 14.
Revue des causes de l’obésité, y compris la génétique,
les facteurs métaboliques, comportementaux et environnementaux, basées
sur les recherches effectuées au MRC Dunn Nutrition Centre de Cambridge,
au Royaume-Uni. Des recherches poussées n’ont pas prouvé que les défauts
génétiques ou métaboliques sont responsables de la plupart des cas d’obésité.
Les causes de l’obésité reposent sur le rapport entre l’apport et la
dépense énergétique. Des changements au style de vie, soit au régime
alimentaire et au niveau d’activité physique, sont suggérés pour arriver
à prévenir et à traiter l’obésité.
Published in English under the name: Carbohydrate News.
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Conseil consultatif scientifique
Harvey Anderson, Ph.D.
Professor, Department of Nutritional Sciences
Faculty of Medicine
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Director and Associate Professor,
School of Nursing
Memorial Université of Newfoundland
Rena Mendelson, D.Sc., RD
Associate Vice President, Academic
School of Nutrition
Ryerson Polytechnic Université
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Université of British Columbia
Alison M. Stephen, Ph.D.
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Professor, Department of Food Sciences and Nutrition
Faculty of Agriculture and Food Science
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