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Professionnels de la santé

Les régimes faibles en glucides et la perte de poids : mythe ou réalité?

Par Theresa Glanville, Ph.D, dt.p.,
Université Mount St. Vincent (Nouvelle-Écosse)

Les régimes faibles en glucides et à haute teneur en protéines, qui promettent de perdre du poids rapidement sans privation et sans avoir faim, sont à la mode. Cette approche n'est pas nouvelle et elle refait surface régulièrement dans les médias avec, à chaque fois, une petite modification supportée par des témoignages et des comptes-rendus anecdotiques à défaut d'évidences scientifiques. L'idée centrale de ces régimes est que la consommation d'aliments riches en glucides entraîne une surproduction d'insuline, l'hormone responsable du transport et du stockage du glucose et (en présence de certains conditions) du gras. Puisque les aliments riches en protéines ont moins d'effets sur la sécrétion d'insuline, en remplaçant dans ces régimes les aliments riches en glucides par ceux riches en protéines, on veut que les matières grasses stockées servent aux besoins énergétiques..

Régimes faibles en glucides à la mode
Atkins’ Diet Revolution   Sugar Busters
•Limite les glucides à moins de 20 g par jour (=1 tranche de pain) pour encourager la cétose   • Met l'accent sur les glucides à  faible indice glycémique
• Consommation de fruits avant les repas seulement
Carbohydrate Addicts Diet   Schwarzbein
• Limite les glucides à 1 à 2 portions par jour   • Combinaison de protéines et de glucides non amylacés pour éviter l’accumulation de gras
Régime Montignac   Suzanne Somers
• Met l’accent sur les aliments à faible indice glycémique; évite les matières grasses et les glucides dans un même repas   • Pas de consommation de matières grasses et de glucides ensemble
• Attendre 20 min. après avoir  mangé un fruit et avant de manger des glucides
Protein Power   The Zone
• Limite les glucides à 40 g par jour; les protéines varient de 240 à 480 g par jour   • Glucides représentant 40 % de l'énergie totale avec des protéines et des matières grasses dans chaque repas

La masse adipeuse de l'organisme reflète l'équilibre entre les apports et les dépenses d'énergie. Ceux qui proposent des régimes à faible teneur en glucides disent que la perte de poids est possible sans réduction de la consommation totale d'énergie. Cependant, l'analyse de plusieurs de ces régimes pauvres en glucides montre qu'ils sont réduits en énergie, souvent fournissant de 800 à 1 200 kcal par jour, ce qui est comparable aux régimes conventionnels. Ceci s'explique parce qu'on permet seulement des combinaisons et des types d'aliment très spécifiques et restrictifs. Par exemple, un régime peut prôner la consommation de la viande, du bacon et des oeufs à volonté, mais contrôle précisement la consommation de céréales, de produits laitiers, de fruits et de légumes, afin de limiter la consommation totale d'aliments.

La comparaison d'un régime à faible teneur en glucides (75 g/jour) et en énergie (1 200 kcal/jour) par rapport à un régime conventionnel riche en glucides (225 g/jour) qui restreint également la consommation d'énergie, a montré que les deux approches permettent une perte de poids mais, on remarque une perte de poids initiale plus prononcée avec le régime faible en glucides (1). Ceci, surtout, en raison de l'excrétion de sodium et de la perte d'eau associées à l'utilisation des réserves de glycogène. Ces deux composantes associées à la perte de poids initiale seront rapidement regagnées avec la reprise d'une consommation normale d'aliments et la reformation des réserves de glycogène. Peu importe si un régime hypocalorique renferme une quantité restreinte ou normale de glucides, la perte de masse adipeuse sera la même dans les deux cas (2,3).

Une perte de poids importante et soutenue est une démarche difficile. La perte de poids initiale rapide du régime faible en glucides pourra encourager les gens à le suivre. De la même façon, une restriction extrême des glucides peut entraîner une cétose accompagnée d'un manque d'appétit, choses qui pourront également contribuer à la perte de poids et à la compliance. Toutefois, à long terme, ce type de régime est monotone et difficile à suivre. Les problèmes de santé peuvent comprendre des carences en calcium, potassium et vitamines B. La consommation excessive d'azote peut aussi empirer des problèmes préexistants comme la goutte ainsi que les maladies du foie et des reins.

Références

  1. Shah, M. Garg, A. Diabetes Care 1996;10:1142-1152
  2. BaBa NH et coll., Int J Obes Relat Metab Disord 1999;23:1202-1206
  3. Golay A et coll., Am J Clin Nutr 1996;63:174-178

La consommation de glucides et l’obésité - Point de vue épidémiologique

Par Alison Stephen Ph.D CANTOX Health Sciences International (Ontario)

À une époque où les régimes à faible teneur en glucides semblent être la solution rêvée pour perdre du poids, il faut souligner que la plupart des études scientifiques n'arrivent pas à la même conclusion. Des études de consommation alimentaire effectuées chez des groupes d'individus d'âge différents et provenant de divers pays ont montré une relation inverse entre l'obésité et la consommation de glucides, exprimée en grammes par jour ou en pourcentage d'énergie ingérée, tandis qu'une association positive fut trouvée avec les lipides (1,2). Des recherches effectuées auprès d'adultes masculins américains ont montré que les sujets présentants les plus hauts taux de masse adipeuse, mesurée par les plis cutanés, consomment plus de matières grasses et moins de glucides que les autres sujets (3). Dans le même ordre d'idée, une récente étude espagnole a montré que les adolescents ayant un surplus de poids consommaient moins de glucides que ceux ayant un poids normal (4).

Une tendance similaire est observée chez les enfants. Des études récentes effectuées auprès des enfants d'âge scolaire et pré-scolaire montrent une relation inverse entre la consommation de glucides et l'indice de masse corporelle (5). La plus grande surprise de ces études fut de montrer qu'une consommation élevée de sucre était associée à des régimes de faible densité énergétique par opposition aux régimes riches en matières grasses qui sont denses en énergie. La densité énergétique est maintenant considérée comme un déterminant important d'une surconsommation d'aliments. De plus, un certain nombre d'études bien contrôlées indiquent que le poids total des aliments joue un rôle important dans le contrôle du poids (6). L'élimination des sucres dans l'alimentation entraîne une augmentation de la densité énergique, ce qui se traduit par un gain de poids, parce que l'on a tendance à remplacer les sucres en quantités égales par des nutriments plus denses en calories - les matières grasses.

Le maintien d'un poids-santé nécessite une gestion, à long terme, des habitudes alimentaires. Des évidences provenant d'études de consommation effectuées auprès de différentes population suggèrent que les régimes riches en glucides ayant une faible densité énergétique représentent le meilleur moyen pour les Canadiens d'améliorer leur gestion du poids corporel et ainsi de diminuer les risques associés au surplus de poids et d'obésité.

Références

  1. Gibson SA. Int J Food Sci Nutr 1996;47:405-415
  2. Bolton-Smith C, Woodward M. Int J Obes 1994;18:820-828
  3. Nelson L, Tucker L. J Am Diet Assoc 1996;96:771-777
  4. Garaulet M, Martinez A, Victoria F, Perez-Llamas Ortega RM, Zamora S. J Pediatr Gastroenterol Nutr 2000;30:253-258
  5. Gibson SA. Int J Obes Relat Metab Disord 2000;24:633-638
  6. Poppitt SD, Prentice AM. Appetite 1996;26:153-174

Le monde de la recherche
Lien entre les r égimes faibles en glucides et une mauvaise alimentation et un surplus de poids

Résumé
Popular diets: Correlation to health, nutrition, and obesity
Kennedy ET, Bowman SH, Spence JT, Freedman M, King
J. J Am Diet Assoc. 2001;101:411-420

Objectif :

Examiner le lien entre divers indicateurs sur la santé et la nutrition et les régimes à la mode.

« Les résultats de plusieurs études viennent contredire la conclusion selon laquelle les régimes faibles en glucides, sans restriction d'énergie, procurent un avantage métabolique pour la perte de poids.» (p. 416)

Concept

La « Continuing Survey of Food Intake by Individuals » (CSFII) 1994-1996 (enquête permanente sur l'alimentation) a servi à examiner la relation entre les prototypes de régimes à la mode et la qualité des régimes. Cette relation est mesurée selon l'indice de la saine alimentation (ISA), les habitudes de consommation et l'indice de masse corporelle (IMC). Les régimes prototypes comprenaient les régimes végétariens (sans viande ni volaille ni poisson le jour de l'enquête) et non-végétariens. Le groupe non-végétarien était divisé en régime faible en glucides (moins de 30 % de l'énergie tirée des glucides), à teneur moyenne en glucides (30 % à 55 %), et riche en glucides (plus de 55 % de l'énergie). Au sein du groupe au régime riche en glucides, nous avons classé les participants comme ayant des habitudes alimentaires pyramidales ou non. Le groupe aux habitudes pyramidales tirait 30 % ou moins de l'énergie provenant des matières grasses et consommait au moins une portion des cinq groupes alimentaires principaux du guide alimentaire pyramidal de la USDA. Finalement, le groupe aux habitudes non pyramidales a été divisé en sous-groupe à faible consommation de mat. gr. (moins de 15 % de l'énergie tirée des matières grasses) et à consommation moyenne de mat. gr. (15 % à 30 % de l'énergie tirée des mat. gr.). De plus, nous avons pris le temps de consulter la documentation existante sur le sujet et avons inclus toutes les études dans cette revue.

Sujets

10 014 adultes, âgés de 19 ans et plus, venant du CSFII 1994-1996 ont fait l'objet d'analyses des données. L'examen de la documentation a porté sur plus de 200 études individuelles.

Résultats

L'analyse du CSFII montre que la qualité du régime mesurée selon l'ISA était la meilleure pour le groupe pyramidal au régime riche en glucides (82,9) et la moins bonne pour le groupe pyramidal au régime faible en glucides (44,6). La consommation d'énergie était faible pour les végétariens (1 606 kcals) et le groupe au régime riche en glucides/faible en mat. gr. (1 360 kcals). Les IMC étaient les moins élevés auprès des femmes du groupe des végétariens (24,6) et le groupe au régime riche en glucides/faible en mat. gr. (24,4); dans le cas des hommes, les IMC les plus faibles se trouvaient chez les végétariens (25,2) et le groupe pyramidal au régime riche en glucides (25,2). L'examen des études existantes suggère que la perte de poids ne dépend pas de la composition de la diète. La restriction de l'énergie est la variable principale associée à la perte de poids à court terme.

Conclusions

Les régimes riches en glucides et faibles ou moyens en matières grasses sont plus faibles en énergie. La consommation la moins élevée d'énergie touchait le groupe des végétariens. La qualité du régime mesurée selon l'ISA était la meilleure pour les groupes au régime riche en glucides et la moins bonne pour les groupes faibles en glucides. Les IMC étaient beaucoup moindres chez les hommes et les femmes suivant le régime riche en glucides; les plus grands IMC se trouvaient dans le groupe au régime faible en glucides.

Pour reproduire cet article en entier, il faut demander la permission de l'Institut canadien du sucre par courriel au info@sugar.ca

L’opinion des consommateurs
Connaissance et attitudes des consommateurs envers les régimes faibles en glucides à la mode

Paul Millen, vice-président principal, Ipsos-ASI Ltd.

Dans le cadre de son étude nationale sur le sucre en 2000, l'Institut canadien du sucre avait demandé à Ipsos-ASI de s'attarder à la connaissance, aux essais et aux attitudes des consommateurs envers les régimes faibles en glucides. Cette société a interviewé un échantillon représentatif d'adultes en anglais dans les grandes villes de l'Ontario et de l'Ouest du Canada et en français au Québec. Voici les grandes lignes des résultats de l'étude.

Connaissance générale des régimes.

Moins de la moitié des consommateurs (46 %) ont indiqué qu'ils connaissaient des régimes basés sur les principes de la diminution de la consommation de glucides. La connaissance de ces régimes était plus grande dans le reste du Canada (50 %) qu'au Québec (37 %), surtout auprès des personnes de plus de 35 ans, des femmes et des personnes à revenus plus élevés.

Connaissance de régimes précis.

En présentant une liste de 8 régimes faibles en glucides, la connaissance était beaucoup plus élevée (82 %) dans la population générale. Au Québec, un total surprenant de 96 % des participants ont indiqué connaître au moins un des régimes par rapport à 76 % dans le reste du Canada. Ces chiffres contradictoires entre la connaissance générale et la connaissance de régimes précis laissent croire que les consommateurs ne comprennent pas bien les principes de base des régimes - soit qu'ils reposent sur la diminution de la consommation de glucides.

Régimes les plus connus.

Au chapitre des régimes précis, les consommateurs québecois connaissent presque tous la méthode Michel Montignac << Je mange donc je maigris >>. Avec une moyenne de 92 %, c'est certainement le plus connu de tous les régimes faibles en glucides au Québec. Dans le reste du Canada, les consommateurs connaissent surtout les régimes suivants : << Dr. Atkins' New Diet Revolution >> (45 %), << Protein Power >> (39 %) et << Get Skinny on Fabulous Foods >> de Suzanne Somers (35 %).

Utilisation des régimes.

Malgré la très bonne connaissance des régimes faibles en glucides, les participants ont indiqué qu'ils ne les utilisaient pas beaucoup. Au Québec, le << régime Montignac >> a obtenu un taux d'utilisation de 13 % et il s'agissait du seul régime faible en glucides essayé par la population de cette région. Dans le reste du Canada, les taux d'utilisation étaient faibles pour tous les régimes avec seulement 7 % de la population les avaient essayés. Le régime << Carbohydrate Addicts Diet >>, avec un taux d’essai de 3 %, était le plus populaire dans cette région.

Attitudes envers les régimes auprès des utilisateurs.

Bien que les régimes n'aient pas fait l'objet d'essais à grande échelle, ils ont obtenu des notes positives de la part des utilisateurs. Ils étaient d'accord avec toute une série de concepts, y compris l'efficacité de la perte de poids, le lien avec la saine alimentation, et la possibilité de les suivre pendant de longues périodes.

Caractéristiques des utilisateurs des régimes.

En général, les utilisateurs des régimes faibles en glucides étaient des femmes de 35 à 44 ans qui avaient un niveau de scolarité et des revenus annuels familiaux plus élevés. Ces consommatrices ont dit qu'elles font plus attention à ce qu'elles mangent et qu'elles se préoccupent plus de leur poids que de leur santé en général. Les résultats de l'étude montrent que même si la plupart des consommateurs connaissent le nom des régimes faibles en glucides, ils ne savent pas, en général, que ce sont des régimes faibles en glucides. Il est probable que la popularité de ces régimes et l'attention que leur accordent les médias ont eu un effet sur les perceptions qu'ont les consommateurs de la saine alimentation et sur le rôle des glucides dans un régime et un style de vie équilibrés.

À surveiller

McDevitt RM, Poppitt SD, Murgatroyd PR, Prentice AM. Macronutrient disposal during controlled overfeeding with glucose, fructose, sucrose or fat in lean and obese women. Am J Clin Nutr, 2000;72:369-377.

Cette étude a porté sur la dépense énergétique et les réserves de glycogène ou de masse adipeuse chez des femmes minces et obèses ayant consommé une quantité précise d'énergie supplémentaire, sous diverses formes de sucres ou de matières grasses. L'étude a permis de confirmer que les glucides ont préséance sur les matières grasses pour ce qui est de la sélection des substrats énergétiques, que les réserves de glycogène sont étroitement contrôlées et que les matières grasses servent de réserves d'énergie. Les auteurs concluent que les glucides ne stimulent pas le stockage de matières grasses de façon disproportionnée et que les matières grasses alimentaires sont plus propices à mener vers des dépôts de gras.

Saris WHM et coll. Randomized controlled trial of change in dietary carbohydrate/fat ratio and simple vs complex carbohydrates on body weight and blood lipids: the CARMEN study. Int J Obes, 2000;24:1310-1318.

L'étude << Carbohydrate Ratio Management in European National Diets (CARMEN) >> a étudié les effets à long terme d'une diminution des apports en gras et d'une augmentation des apports en glucides sur le poids corporel et les lipides sanguins. Tous les régimes étudiés à haute teneur en glucides ont induit une réduction modeste, mais significative, du poids et du gras corporel, sans effet négatif sur les lipides sanguins.

Wolever TMS. Dietary carbohydrates and insulin action in humans. Br J Nutr, 2000;83(Suppl 1):S97-S102.

Cet article s'est attardé au rôle des glucides alimentaires dans le traitement du syndrome métabolique (syndrome X). Diminuer le glucose postprandial et les réponses à l'insuline peuvent arrêter la progression du syndrome métabolique, mais les chercheurs en nutrition ne s'entendent pas sur la meilleure façon d'y arriver. Diminuer les glucides alimentaires peut en fait faire augmenter l'intolérance aux glucides et l'effet des aliments à faible indice glycémique n'a pas été étudié convenablement. De plus amples recherches sont nécessaires pour identifier la quantité optimale et le type de glucides servant au traitement du syndrome métabolique.

Sievenpiper JL et coll. Simple skinfold measurements complement conventional anthropometric assessments in predicting glucose tolerance. Am J Clin Nutr 2001;73:567-574.

Une étude de 35 sujets s'est intéressée à savoir si les mesures des plis cutanés viennent compléter les mesures conventionnelles de l'indice de masse corporelle (IMC), la masse grasse totale, le rapport taille/hanche et le tour de taille pour prédire la régulation du glucose et de l'insuline. Les auteurs ont constaté que les mesures des plis cutanés avaient un lien très étroit avec divers indices de régulation du glucose et de l'insuline et en y ajoutant d'autres mesures anthropométriques, cela expliquait plus de différences de la régulation du glucose et de l'insuline que les mesures en tant que telles. Il a été conclu que l'utilisation conjointe des mesures des plis cutanés avec d'autres mesures anthropométriques simples pourrait donner une meilleure idée du risque de régulation anormale du glucose et de l'insuline.

 

Published in English under the name: Carbohydrate News.

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Conseil consultatif scientifique

Harvey Anderson, Ph.D.
Professor, Department of Nutritional Sciences
Faculty of Medicine
Université of Toronto

Marianne Lamb, RN, M.N.
Director and Associate Professor,
School of Nursing
Memorial Université of Newfoundland

Rena Mendelson, D.Sc., RD
Associate Vice President, Academic
School of Nutrition
Ryerson Polytechnic Université

Anthony M. Ocana, M.Sc., RDN, MD, CCFP
Family Physician, Registered Dietitian
Université of British Columbia

Alison M. Stephen, Ph.D.
Professor, Division of Nutrition and Dietetics
College of Pharmacy and Nutrition
Université of Saskatchewan

Huguette Turgeon O’Brien, Ph.D., Dt.P.
Professor, Department of Food Sciences and Nutrition
Faculty of Agriculture and Food Science
Laval University

Ce feuillet d'information, préparé en collaboration avec des diététistes professionnels, est une publication de l'Institut Canadien du Sucre. Si vous avez des questions sur les sucres en relation avec la santé et une alimentation équilibrée, n'hésitez pas à communiquer, par télécopieur ou par la poste, avec :

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