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Professionnels de la santé
Recherche auprès des consommateurs
De nombreuses recherches sur les glucides et la santé
ont été effectuées auprès des consommateurs.
Les résultats de ces études nous en disent plus sur les connaissances et
attitudes des consommateurs.
Connaissances et attitudes sur les
glucides
Les scientifiques et les professionnels de la santé
s'entendent généralement sur le fait qu'une alimentation saine devrait être
constituée en majeure partie d'une variété de glucides (Institute of Medicine,
2005). Ceci contraste radicalement avec les messages que les consommateurs
entendent le plus fréquemment, tels que ceux qui vantent les avantages d'un
régime faible en glucides. Comme on peut s'y attendre, les études auprès des
consommateurs démontrent que la majorité des Canadiens ne comprennent pas bien
les glucides et leurs effets sur la santé.
L'Enquête
nationale sur la santé de la population du Canada (Statistique
Canada, 1994-95) a relevé que 59 % des Canadiens essayaient de réduire
leur consommation de gras tandis que seulement 26 % essayaient d'augmenter leur
consommation d'amidon et de fibres. Dans une autre étude (Institut national de
nutrition, 1999), plus de la moitié des personnes interrogées voulaient réduire
leur consommation de lipides (73 %), de cholestérol (62 %), de gras saturés (60
%), de sucres (56 %) et de calories (55 %), tandis que seulement 16 % essayaient
d'augmenter leur consommation de glucides et que 22 % essayaient de réduire
leur consommation de glucides.
Les résultats d'un sondage bisannuel mené par l'Institut
canadien du sucre (Ipsos-ASI, 2004) démontrent que les Canadiens ont en général
une faible compréhension du sucre en relation avec la nutrition et la santé. En
2004, moins que la moitié des personnes étaient entièrement d'accord avec l’affirmation
que le sucre est un glucide (42 %),
qu'il est compatible avec une alimentation saine (19 %), et qu'il contient la
moitié moins de calories que les lipides (7 %). La proportion des personnes qui
sont d'accord avec ces énoncés a diminué depuis 1998 (47 %, 26 % et 15 %
respectivement). Par surcroît, contrairement aux données scientifiques, une forte
proportion de consommateurs sont entièrement d'accord avec la suggestion que le
sucre cause l'hyperactivité (43 %), le diabète (43 %) et l'obésité (31 %). Pour
plus de détails, voir les chiffres au-dessous.
Le manque de compréhension du lien entre les glucides et
la santé est aussi reflété dans l'information que les consommateurs recherchent
sur les étiquettes des produits alimentaires. Malgré l'importance d'une forte
teneur en glucides et en fibres dans une alimentation saine, seulement 3% des
personnes veulent que les étiquettes donnent de l'information sur les glucides
et 2 % sur les fibres comparativement à 46 % sur les lipides, 16 % sur les
calories et 11 % sur le sucre (Institut national de nutrition, 1999). On remarque chez les personnes atteintes de
diabète qu'on porte une attention beaucoup plus marquée sur la teneur en sucre.
Bien que les lignes directrices concernant le diabète mettent l'accent sur le
contrôle du poids et sur la ration totale de glucides plutôt que sur la
quantité de sucre, 29 % des répondants atteints de diabète voulaient connaître
la teneur en sucre des aliments, tandis que seulement 12 % d'entre eux
désiraient de l'information sur les calories, 2 % sur les glucides et 0 % sur
les fibres
Une des raisons pour lesquelles les Canadiens
ont une mauvaise compréhension des glucides pourrait être les sources d'où ils
tirent leur information sur la nutrition.
Les principales sources d'information sur la nutrition sont les
étiquettes, les amis/la famille/les collègues, et les multimédia (la radio, la
télévision, les magazines) (Institut national de nutrition, 2004). Parmi les 17 catégories, les médecins viennent au
huitième rang et les diététistes/nutritionnistes au dernier rang, bien que les
diététistes/nutritionnistes ont été identifiés comme source la plus crédible d'information
en nutrition. Ainsi, la connaissance des consommateurs et leur interprétation
des messages portant sur la nutrition relativement aux glucides pourraient
diverger des données scientifique et diététique courantes. Il est clair qu'il
faudra relever l'imposant défi de trouver des messages simples et
compréhensibles relativement aux glucides, qui seront accessibles aux
consommateurs pour leur permettre d'adopter un régime alimentaire plus sain.
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Connaissances et attitudes sur les régimes faibles en glucides à la mode
Dans le cadre de son étude nationale sur le sucre en
2000, l'Institut canadien du sucre avait demandé à Ipsos-ASI de s'attarder à la
connaissance, aux essais et aux attitudes des consommateurs envers les régimes
faibles en glucides. Cette société a interviewé un échantillon représentatif
d'adultes en anglais dans les grandes villes de l'Ontario et de l'Ouest du
Canada et en français au Québec. Voici les grandes lignes des résultats de l'étude.
Connaissance générale des régimes. Moins
de la moitié des consommateurs (46 %) ont indiqué qu'ils connaissaient des
régimes basés sur les principes de la diminution de la consommation de
glucides. La connaissance de ces régimes était plus grande dans le reste du
Canada (50 %) qu'au Québec (37 %), surtout auprès des personnes de plus de
35 ans, des femmes et des personnes à revenus plus élevés.
Connaissance de régimes précis. En présentant
une liste de 8 régimes faibles en glucides, la connaissance était beaucoup plus
élevée (82 %) dans la population générale. Au Québec, un total surprenant de 96
% des participants ont indiqué connaître au moins un des régimes par rapport à
76 % dans le reste du Canada. Ces chiffres contradictoires entre la connaissance
générale et la connaissance de régimes précis laissent croire que les
consommateurs ne comprennent pas bien les principes de base des régimes - soit
qu'ils reposent sur la diminution de la consommation de glucides.
Régimes les plus connus. Au chapitre
des régimes précis, les consommateurs québecois connaissent presque tous la
méthode Michel Montignac << Je mange donc je maigris >>. Avec une
moyenne de 92 %, c'est certainement le plus connu de tous les régimes faibles
en glucides au Québec. Dans le reste du Canada, les consommateurs connaissent
surtout les régimes suivants : << Dr. Atkins' New Diet Revolution
>> (45 %), << Protein Power >> (39 %) et << Get
Skinny on Fabulous Foods >> de Suzanne Somers (35 %).
Utilisation des régimes. Malgré la très
bonne connaissance des régimes faibles en glucides, les participants ont
indiqué qu'ils ne les utilisaient pas beaucoup. Au Québec, le << régime
Montignac >> a obtenu un taux d'utilisation de 13 % et il s'agissait du
seul régime faible en glucides essayé par la population de cette région. Dans
le reste du Canada, les taux d'utilisation étaient faibles pour tous les
régimes avec seulement 7 % de la population les avaient essayés. Le régime
<< Carbohydrate Addicts Diet >>, avec un taux d’essai de 3 %,
était le plus populaire dans cette région.
Attitudes envers les régimes auprès des utilisateurs. Bien
que les régimes n'aient pas fait l'objet d'essais à grande échelle, ils ont
obtenu des notes positives de la part des utilisateurs. Ils étaient d'accord
avec toute une série de concepts, y compris l'efficacité de la perte de poids,
le lien avec la saine alimentation, et la possibilité de les suivre pendant de
longues périodes.
Caractéristiques des utilisateurs des régimes. En
général, les utilisateurs des régimes faibles en glucides étaient des femmes de
35 à 44 ans qui avaient un niveau de scolarité et des revenus annuels familiaux
plus élevés. Ces consommatrices ont dit qu'elles font plus attention à ce
qu'elles mangent et qu'elles se préoccupent plus de leur poids que de leur
santé en général. Les résultats de l'étude montrent que même si la plupart des
consommateurs connaissent le nom des régimes faibles en glucides, ils ne savent
pas, en général, que ce sont des régimes faibles en glucides. Il est probable que
la popularité de ces régimes et l'attention que leur accordent les médias ont
eu un effet sur les perceptions qu'ont les consommateurs de la saine
alimentation et sur le rôle des glucides dans un régime et un style de vie
équilibrés.

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Références
Dietary reference
intakes for Macronutrients, Institute of Medicine, 2005.
Enquête nationale sur la santé de la population,
Questions supplémentaires sur la santé, Statistique Canada, 1994-95.
Étiquetage nutritionnel et le consommateur, Institut
national de nutrition, 1999.
Tracking Nutrition
Trends, Institut national de nutrition, 2004.
Sugar Tracking Study, Ipsos-ASI, 2004.
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