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Professionnels de la santé
Le sucre et le santé
Diabète
Ces dernières années, de nouvelles recherches ont permis d’effectuer des changements importants aux recommandations nutritionnelles faites aux personnes souffrant de diabète. Malgré ces améliorations, il reste toujours des idées fausses au sujet du rôle du sucre dans l’alimentation pour les diabétiques.
« La thérapie nutritionnelle est une composante intégrale
du traitement du diabète et de la prise en charge par le
patient. Les objectifs de la thérapie nutritionnelle sont
l’amélioration ou le maintien de la qualité
de vie, de l’état nutritionnel et de la santé
physiologique, ainsi que la prévention et le traitement des
complications à court et à long terme du diabète
et des troubles qui y sont associés » – Les
Lignes directrices de pratique clinique pour la prévention
et le traitement du diabète au Canada, 2003
Objectifs généraux
en matière d’alimentation
Selon les Lignes directrices de pratique clinique 2008 de l’Association canadienne du diabète, une approche en plusieurs volets par une grande variété de fournisseurs de soins de santé (p. ex. des diététistes et des infirmières) est nécessaire pour améliorer la gestion du diabète. Arriver à équilibrer la consommation d’aliments et l’activité physique avec l’insuline et/ou des médicaments antidiabétiques oraux est essentiel pour améliorer le contrôle de la glycémie.
L’Association canadienne du diabète indique : « La thérapie nutritionnelle est une composante intégrale du traitement du diabète et de la prise en charge par le patient. Les objectifs de la thérapie nutritionnelle sont l’amélioration ou le maintien de la qualité de vie, de l’état nutritionnel et de la santé physiologique, ainsi que la prévention et le traitement des complications à court et à long termes du diabète et des troubles qui y sont associés.»
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Les glucides
Les recommandations pour ce qui est de la consommation de glucides pour les personnes atteintes du diabète sont semblables à celles pour la population générale. L’Association canadienne du diabète (ACD) suggère que les glucides alimentaires venant de diverses sources doivent fournir environ 45 à 60 % de l’énergie quotidienne par personne.
La quantité totale de glucides, la préparation et les méthodes de cuisson ainsi que les caractéristiques des glucides comme la taille des particules et la structure de l’amidon peuvent modifier la réaction du corps aux glucides des aliments.Selon l’ACD, choisir plus souvent des aliments de la même catégorie ayant un indice glycémique faible peut contribuer à optimiser le contrôle de la glycémie (glucose dans le sang).
Les personnes insulinotraitées doivent adapter les doses d’insuline en fonction de la teneur de leurs repas en glucides (amidon et sucre). Elles doivent obtenir les conseils d’une diététiste professionnelle sur les questions de nutrition, ainsi que des renseignements sur la planification des repas et la façon de déterminer la quantité d’insuline en fonction du contenu en glucides.
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Les sucres
On croyait auparavant que le saccharose (sucre de table) et autres
sucres contribuaient à l’apparition du diabète
et que les gens atteints de cette maladie devaient éviter
les sucres. Ceci venait de l’idée selon laquelle les
sucres étaient digérés et absorbés plus
rapidement que les autres glucides et viendraient donc aggraver
l’hyperglycémie. En réalité, de nombreuses
études ont montré que le saccharose et le fructose
entraînent une réaction glycémique moins prononcée
que pour des quantités égales de nombreux amidons.
Les recommandations canadiennes, américaines et internationales récentes ont conclu que les sucres ne contribuent pas au développement du diabète et peuvent faire partie d’une alimentation saine pour les gens ayant le diabète de type 1 et de type 2.
L’Association canadienne du diabète (ACD) ne recommande pas d’éviter les sucres. Elle recommande plutôt d’éviter le saccharose, et les aliments contenant du saccharose peuvent être remplacés par d’autres glucides représentant jusqu’à 10 % de la consommation de l’énergie quotidienne sans causer d’effets négatifs sur la glycémie ni le contrôle des lipides.
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Les fibres
Les fibres alimentaires ont montré qu’elles amélioraient les choses pour les personnes souffrant de diabète. Les preuves suggèrent que les fibres alimentaires solubles (par exemple le psyllium et l'orge) dans l’alimentation peuvent diminuer le cholestérol sérique et améliorer le contrôle de la glycémie. Les fibres des céréales peuvent diminuer le risque d’insuffisance coronaire. On recommande à tous les Canadiens de consommer plus de fibres alimentaires en suivant les recommandations du Guide alimentaire canadien. L’Association canadienne du diabète recommande de consommer de 25 à 50 g de fibres par jour pour les gens atteints de diabète, en raison des effets bénéfiques connus de la consommation de fibres sur le contrôle de la glycémie et les lipides.
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L’indice glycémique
L’indice glycémique (IG), a été mis au point par des chercheurs canadiens comme outil servant à mesurer la réaction glycémique du corps après la consommation d’aliments contenant des glucides. C’est une échelle qui classe des aliments contenant des glucides en fonction de leur niveau d’augmentation de la glycémie, 2 à 3 heures après les avoir consommés. L’IG utilise un système de numérotation pour identifier les aliments ayant un faible indice glycémique (moins de 55), un indice glycémique moyen (55 à 70) ou un indice glycémique élevé (plus de 70). Les aliments qui ont un indice glycémique plus élevé provoquent une hausse plus marquée de la glycémie que les aliments ayant un faible indice. Le sucre de table (saccharose) a un indice glycémique moyen.
L’indice glycémique a été créé à l’origine pour aider les gens souffrant du diabète à contrôler leur glycémie. L’Association canadienne du diabète (ACD) recommande aux personnes atteintes de diabète de choisir les aliments à faible et moyen indice glycémique plus souvent que ceux à indice glycémique élevé. Cependant, il faut savoir que le système de l’indice glycémique à certaines limites dont les suivantes :
- L’indice glycémique d’un seul aliment peut changer lorsqu’on le mange avec d’autres aliments ou dans un repas ou une collation.
- Les aliments à indice glycémique peuvent faire partie d’une saine alimentation. Par exemple, le panais, la courge d’hiver et le rutabaga ont un indice glycémique élevé mais sont aussi riches en fibres, en vitamines et en minéraux.
- L’indice glycémique d’un aliment peut varier, tout dépendant de la façon dont il est préparé et où il pousse.
Indice glycémique de divers aliments* |
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Faible IG (<55) |
IG moyen (55 à 70) |
IG élevé (>70) |
Grains et amidons |
- Le Guide alimentaire canadien recommande de manger chaque jour au moins la moitié des portions de produits céréaliers sous forme de grains entiers.
- Toutes les céréales vous donnent de l’énergie, des vitamines et des minéraux. Les céréales de grains entiers et de son vous donnent aussi des fibres.
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Céréales |
All BranMC, avoine épointée, son d’avoine |
Shredded WheatMC, gruau rapide |
Rice KrispiesMC, Corn FlakesMC, Bran FlakesMC CheeriosMC, avoine
instantanée |
Pains |
Pain de blé entier moulu à la pierre, pain de grains mélangés / à 12 grains, pumpernickel |
Pain de blé entier, seigle, pain au levain |
Pain blanc, bagel blanc, petit pain empereur |
Riz / Pâtes |
Pâtes (cuites jusqu’à ce qu’elles soient fermes), Riz étuvé ou précuit |
Riz Basmati, riz brun, couscous |
Riz instantané |
Fruits et légumes |
- Les légumes ayant un IG élevé, comme le panais, le rutabaga et la courge d’hiver sont aussi de riches sources de vitamines, de minéraux et de fibres.
- Le Guide alimentaire canadien recommande de mangez au moins un légume vert foncé et un légume orangé chaque jour.
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Légumes avec féculent |
Patates douces, petit pois, yam |
Carottes crues, pomme de terre au four avec la peau, patates nouvelles, maïs |
Pomme de terre au four sans la peau, pomme de terre en purée, panais, rutabaga, courge d’hiver |
Fruits et jus de fruit |
Pomme, orange, fraises, pêche cerises, raisins, jus de pomme, jus d’orange, jus de pamplemousse |
Banane, raisins secs, abricots, jus de raisins, cocktail de canneberges |
Melon d’eau, dates sèches |
Produits laitiers |
- Les produits laitiers nous fournissent les minéraux importants pour que les os soient sains, dont le calcium, le phosphore et le magnésium.
- Le Guide alimentaire canadien recommande de choisir du lait plus faible en gras comme 2 %, 1 % ou écrémé.
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Lait, yogourt nature, yogourt sucré, lait au chocolat |
Lait concentré sucré |
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Légumineuses |
- Les légumineuses, y compris les haricots et les lentilles, sont une excellente source de protéines et de fibres. Elles peuvent remplacer la viande dans de nombreux plats.
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Lentilles, haricots rouges, pois chiches, fèves au lard |
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Édulcorants |
- Il est faux de croire que la cassonade et le miel sont « plus sains » que le sucre blanc (saccharose). Tous les sucres sont faits principalement de glucides et contiennent la même quantité de calories.
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Sucre de table (saccharose), cassonade,
miel |
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Source: International table of glycemic index and glycemic load values: Am J Clin Nutr 2002;76:5-56. |
Pour en savoir plus sur l’indice glycémique,
consultez Comprendre l'indice
glycémique et L'indice
glycémique et le diabète.
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Le contrôle du poids
On estime que 80 à 90% des personnes atteintes de diabète
de type 2 font de l’embonpoint ou sont obèses.Toutefois,
il est possible de prévenir ou de retarder la plupart des
cas de diabète de type 2 avec un bon contrôle du poids.
D’ailleurs, le contrôle du poids améliore tous
les aspects du diabète y compris la glycémie, les
lipides sanguins et l’hypertension.
L’Association canadienne du diabète (ACD) précise
qu’une petite diminution de l’ordre de 5 à 10
% du poids initial est suffisante pour voir des améliorations.
Il n’est donc pas nécessaire de viser un « poids
idéal ». De plus, l’ACD suggère que la
perte de poids se fasse lentement et graduellement et que les personnes
atteintes de diabète adoptent un style de vie sain en ayant
une meilleure alimentation et en faisant de l’activité
physique tous les jours.
Pour plus de détails sur le contrôle du poids,
cliquez ici.
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L’activité
physique et l’exercice
On sait depuis longtemps que l’exercice aide beaucoup à
rester en bonne santé et contribue à donner confiance
et vitalité. Chez les personnes atteintes du diabète
de type 2, l’activité physique peut aussi améliorer
la sensibilité à l’insuline et le contrôle
de la glycémie ainsi que diminuer ou éliminer la nécessité
de prendre des médicaments.
L’activité physique peut également aider les
personnes diabétiques à perdre du poids et par conséquent
améliorer le contrôle de la glycémie. Toutefois,
en présence d’une perte de poids associée à
une activité physique, il faudra probablement revoir et ajuster
la consommation de glucides, et la quantité d’insuline
ou de médicaments oraux orale requises avant et après
l’activité. L’Association canadienne du diabète
recommande une augmentation graduelle de l’intensité,
de la durée et de la fréquence de l’activité
physique sur une période de quelques semaines ou quelques
mois, tout dépendant des besoins individuels.
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L’hypoglycémie
Il est nécessaire pour les personnes atteintes du diabète et prenant de l’insuline ou des médicaments antidiabétiques oraux d’avoir toujours à portée de la main une source de glucides réagissant rapidement.
Les recommandations récentes de l’Association canadienne du diabète disent que pour l’hypoglycémie faible ou moyenne, il faut administrer des doses de 15 g de glucides.
Exemples de sources de 15 g de glucides pour le traitement de l’hypoglycémie légère ou modérée :
- 15 ml (3 cuillères à thé) ou 3 sachets de sucre ordinaire dissous dans de l’eau
- 175 ml (3/4 tasse) de jus ou de boisson gazeuse ordinaire
- 6 bonbons Life Saveurs® (1 = 2,5 g de glucides)
- 15 ml (cuillère à table) de miel
- 15 g de glucose sous forme de tablettes de glucose
Les recommandations soulignent que les tablettes de glucose ou de saccharose devraient remplacer le jus d’orange et les gels au glucose parce que ces derniers prennent plus de temps à réagir pour faire augmenter le niveau de glycémie.
Pour plus de détails sur les conseils spécifiques concernant l’hypoglycémie, consultez le document de l’Association canadienne du diabète les Lignes directrices de pratique clinique 2008 pour la prévention et le traitement du diabète au Canada.
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Références
Lignes directrices de pratique clinique 2008 pour la prévention et le traitement du diabète au Canada Association canadienne du diabète 2008,
Bien manger avec le Guide alimentaire canadien, Santé Canada, 2007
Nutrition Recommendations and Interventions for Diabetes - a position statement of the American Diabetes Association, 2008. Diabetes Care 31:S61-S78
L’indice glycémique : son impact clinique et en santé publique, Institut canadien du sucre, 2008
Pour comprendre l'indice glycémique, Institut canadien du sucre, 2008
Critical Review of International Guidelines: What is agreed upon – What is Not? Katsilambros N et al. In Bantle JP, Slama G (eds): Nutritional Management of Diabetes Mellitus and Dysmetabolic Syndrome. Nestlé Nutr Workshop Ser Clin Perform Program, 2006, vol 11, pp 207-218
Recommandations sur les glucides dans l’alimentation, FAO/OMS, 1998
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