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Recommandations sur la saine alimentation

Recommandation alimentaire

Le but des recommandations alimentaires est de favoriser l’adoption de saines habitudes alimentaires afin de permettre à la population canadienne de répondre à ses besoins en éléments nutritifs et de diminuer les risques de maladies chroniques. Au Canada, les recommandations alimentaires comprennent les aspects scientifiques (Apports nutritionnels de référence) et les conseils pour les consommateurs (Guide alimentaire canadien).

La recommandation actuelle au Canada est basée sur des nouvelles valeurs des nutriments et du lien entre la nutrition et la santé. Les apports nutritionnels de référence (ANREF), créés par des scientifiques canadiens et américains à la suite d’un processus supervisé par le US Institute of Medicine en collaboration avec Santé Canada, reflètent l’état actuel des connaissances scientifiques et serviront à rajeunir les recommandations alimentaires au Canada.

 


Apports nutritionnels de référence

Les Apports nutritionnels de référence reflètent l’état actuel des connaissances scientifiques en ce qui concerne les besoins en nutriments afin d’éviter des déficiences ainsi que pour faire diminuer les risques de maladies chroniques. Ils viennent remplacer les anciens apports nutritionnels recommandés. Les ANREF sont un ensemble de valeurs de référence sur les nutriments pour la population en santé qui sert à évaluer et à planifier les régimes alimentaires. Contrairement aux apports nutritionnels précédents, les nouveaux ANREF ont des valeurs diverses pour chaque élément nutritif, plutôt qu’une seule valeur par élément. Ces différentes catégories de valeurs de référence permettent d’adopter des approches plus diverses pour évaluer et planifier les régimes.

Les ANREF ont été mis au point par des scientifiques canadiens et américains dans le cadre d’un processus d’examen supervisé par le US Institute of Medicine en collaboration avec Santé Canada. Ils utilisent les concepts de probabilité et de risque afin d’évaluer les risques d’une consommation inadéquate ou excessive de chaque élément nutritif. Lorsque l’information nécessaire existe, chaque élément nutritif présente une série d’ANREF.

Pour diminuer les risques d’insuffisance en éléments nutritifs, chacun d’entre eux possède un besoin moyen estimatif (BME) et un apport nutritionnel recommandé (ANR) ou un apport suffisant (AS). Un AS est déterminé pour un élément nutritif lorsqu’il n’y a pas assez de données pour lui attribuer un BME ou un ANR. De plus, de nombreux éléments nutritifs ont un apport maximal tolérable (AMT) -- soit l’apport quotidien continu le plus élevé d’un élément nutritif qui ne risque pas de poser d’effets négatifs sur la santé.

Les macronutriments possèdent aussi des écarts de distribution acceptables -- c’est-à-dire des écarts de consommation (représentés comme pourcentage de la consommation d’énergie) associés à la diminution des risques de maladies chroniques tout en fournissant des quantités suffisantes d’éléments nutritifs essentiels.

Glucides et sucres

Glucides totaux : L’écart de distribution acceptable pour les glucides est de 45 à 65 % de la consommation en énergie pour les adultes et les enfants. Cet écart est « basé sur le risque de maladies coronariennes avec une faible consommation de matières grasses et une consommation élevée de glucides et aussi parce qu’il y a un risque accru d’obésité et de ses complications, y compris de maladies coronariennes , avec une grande consommation de matières grasses. »

L’ANR pour les glucides est de 130 g/par jour pour les adultes et les enfants « en se basant sur la quantité minimale moyenne de glucose utilisée par le cerveau. Toutefois, ce niveau est en général surpassé pour répondre aux besoins énergétiques en consommant des quantités acceptables de matières grasses et de protéines. » Les consommations moyennes sont de 200 à 330 g par jour pour les hommes et de 180 à 230 g par jour pour les femmes.

Les sucres : La conclusion du rapport était «qu'en se basant sur les données sur les caries dentaires, le comportement, le cancer, le risque d’obésité et les risques d’hyperlipidémie, il n’y a pas de preuves suffisantes nécessitant l’établissement d’un AMT pour les sucres totaux ou ajoutés. » Même si aucune limite maximale n’a été déterminée pour les sucres ajoutés ou totaux, « une limite maximale de 25 pour 100 ou moins de l’énergie venant des sucres ajoutés » a été suggérée pour les adultes et les enfants « en se basant sur la diminution de consommation de certains micronutriments dans les sous-populations américaines qui dépassent ce niveau de consommation de sucres ajoutés. » Cependant, ce niveau de consommation dépasse de beaucoup la consommation moyenne actuelle, qui est évaluée à 15,8 pour 100 de l’énergie totale (en calories) aux États-Unis et de 12 à 13 % de la consommation d’énergie au Canada.

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Guide alimentaire canadien

Bien manger avec le Guide alimentaire canadien suggère l’adoption de saines habitudes alimentaires pour les personnes de deux ans et plus. L’arc-en-ciel représente les quatre groupes alimentaires (Légumes et fruits, Produits céréaliers, Lait et substituts, et Viandes et substituts) en fonction des portions suggérées dans chacun des groupes. Le Guide alimentaire recommande les quantités d'aliments dont les Canadiens ont besoin chaque jour, tout dépendant de l’âge et du sexe. On encourage les gens à choisir une variété d'aliments dans les quatre groupes alimentaires, et aussi à inclure une quantité déterminée de certains types d'huile ou d'autres matières grasses dans leur alimentation. Ce modèle a été élaboré pour respecter les normes nutritionnelles appelées Apports nutritionnels de référence (ANREF), et tenir compte de preuves établissant un lien entre l’alimentation et la diminution des risques d'obésité et de maladies chroniques comme le diabète de type 2, les maladies du coeur, l’ostéoporose et certains types de cancer.

Le Guide alimentaire canadien est conçu pour contribuer à atteindre et à garder un poids santé chez les Canadiens sédentaires. Plus précisément, le guide répond aux besoins en énergie et en nutriments des Canadiens sédentaires ayant un poids normal (indice de masse corporelle de 18,5 à 24,9). L'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes au sujet de l’activité physique dans les loisirs de Statistique Canada suggère qu’environ 50 % de la population, de 12 ans et plus, répond à ce critère de sédentarité. On suggère à l’autre moitié de la population qui est considérée active de choisir des portions supplémentaires dans les quatre groupes du Guide alimentaire.

Le Guide alimentaire précédent classait les aliments qui ne sont pas dans les quatre groupes alimentaires dans un groupe différent appelé « autres aliments ». Ce groupe comprenait de nombreux aliments et boissons qui viennent varier l’alimentation. L’inclusion de ces aliments dans le Guide alimentaire conforme à la philosophie selon laquelle on peut consommer toutes sortes d’aliments dans le cadre d’une saine alimentation. Étant donné le changement d’objectif du nouveau guide, c’est-à-dire d’atteindre et de garder un poids santé, on précise de « limiter votre consommation d'aliments et de boissons riches en calories, lipides, sucre ou sel (sodium) » à la place de la catégorie « autres aliments ».

Les sucres dans le guide alimentaire

Les sucres se retrouvent à l’état naturel dans les aliments des quatre groupes principaux. Les sucres sont aussi ajoutés à ces aliments de diverses manières, pour des fins précises, y compris les fonctions sensorielles, physiques, microbiennes et chimiques. (Voir Propriétés fonctionnelles du sucre). On consomme les sucres naturels et les sucres ajoutés avec de nombreux aliments des quatre groupes alimentaires, comme les céréales pour déjeuner, le yogourt et la sauce tomate.

Dans la version actuelle du Guide alimentaire canadien, on encourage les Canadiens à limiter leur consommation d'aliments et de boissons riches en calories, lipides, sucre ou sel. Cependant, il est important de savoir que « limiter » ces aliments ne veut pas dire de les éliminer au complet. Plusieurs des aliments que l’on trouve dans les quatre groupes alimentaires ont meilleur goût en ajoutant un peu de sucre. Sans le sucre, plusieurs personnes ne mangeraient pas les aliments sains qui peuvent contribuer à leurs besoins en nutriments. Par exemple, sans le sucre, beaucoup de céréales à déjeuner fournissant des nutriments essentiels n’auraient pas beaucoup de goût.

Le Guide alimentaire canadien suggère de manger des aliments ayant une moins grande teneur en sucre pour limiter le nombre de calories supplémentaires dans l’alimentation. Toutefois, les Apports nutritionnels de référence pour les macronutriments ont constaté « un lien négatif entre la consommation de sucres ajoutés totaux et l’indice de masse corporelle (IMC) chez les enfants et les adultes ». De plus, les Canadiens actifs peuvent consommer des aliments ayant une plus forte quantité de sucre et (ou) de calories afin de répondre à leurs besoins en énergie. Certains aliments et boissons comme les céréales et produits de boulangerie faibles en gras ainsi que des boissons aux fruits ou des boissons pour sportifs peuvent fournir les calories et glucides nécessaires.

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Références

Apports nutritionnels de référence pour les sucres, Institut Canadien du sucre, 2004

Dietary Reference Intakes for Energy, Carbohydrate, Fiber, Fat, Fatty Acids, Cholesterol, Protein, and Amino Acids (Macronutrients), Institute of Medicine, 2005

Guide alimentaire canadien, Santé Canada 2007

Preparation and use of food-based dietary guidelines, Organisation pour l’alimentation et l’agriculture

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