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Professionnels de la santé Le sucre et le santé Diabète Ces dernières années, de nouvelles recherches ont permis d’effectuer des changements importants aux recommandations nutritionnelles faites aux personnes souffrant de diabète. Malgré ces améliorations, il reste toujours des idées fausses au sujet du rôle du sucre dans l’alimentation pour les diabétiques.
Objectifs généraux en matière d’alimentation Selon les Lignes directrices de pratique clinique 2008 de l’Association canadienne du diabète, une approche en plusieurs volets par une grande variété de fournisseurs de soins de santé (p. ex. des diététistes et des infirmières) est nécessaire pour améliorer la gestion du diabète. Arriver à équilibrer la consommation d’aliments et l’activité physique avec l’insuline et/ou des médicaments antidiabétiques oraux est essentiel pour améliorer le contrôle de la glycémie. L’Association canadienne du diabète indique : « La thérapie nutritionnelle est une composante intégrale du traitement du diabète et de la prise en charge par le patient. Les objectifs de la thérapie nutritionnelle sont l’amélioration ou le maintien de la qualité de vie, de l’état nutritionnel et de la santé physiologique, ainsi que la prévention et le traitement des complications à court et à long termes du diabète et des troubles qui y sont associés.» Les recommandations pour ce qui est de la consommation de glucides pour les personnes atteintes du diabète sont semblables à celles pour la population générale. L’Association canadienne du diabète (ACD) suggère que les glucides alimentaires venant de diverses sources doivent fournir environ 45 à 60 % de l’énergie quotidienne par personne. La quantité totale de glucides, la préparation et les méthodes de cuisson ainsi que les caractéristiques des glucides comme la taille des particules et la structure de l’amidon peuvent modifier la réaction du corps aux glucides des aliments.Selon l’ACD, choisir plus souvent des aliments de la même catégorie ayant un indice glycémique faible peut contribuer à optimiser le contrôle de la glycémie (glucose dans le sang). Les personnes insulinotraitées doivent adapter les doses d’insuline en fonction de la teneur de leurs repas en glucides (amidon et sucre). Elles doivent obtenir les conseils d’une diététiste professionnelle sur les questions de nutrition, ainsi que des renseignements sur la planification des repas et la façon de déterminer la quantité d’insuline en fonction du contenu en glucides. On croyait auparavant que le saccharose (sucre de table) et autres sucres contribuaient à l’apparition du diabète et que les gens atteints de cette maladie devaient éviter les sucres. Ceci venait de l’idée selon laquelle les sucres étaient digérés et absorbés plus rapidement que les autres glucides et viendraient donc aggraver l’hyperglycémie. En réalité, de nombreuses études ont montré que le saccharose et le fructose entraînent une réaction glycémique moins prononcée que pour des quantités égales de nombreux amidons. Les recommandations canadiennes, américaines et internationales récentes ont conclu que les sucres ne contribuent pas au développement du diabète et peuvent faire partie d’une alimentation saine pour les gens ayant le diabète de type 1 et de type 2. L’Association canadienne du diabète (ACD) ne recommande pas d’éviter les sucres. Elle recommande plutôt d’éviter le saccharose, et les aliments contenant du saccharose peuvent être remplacés par d’autres glucides représentant jusqu’à 10 % de la consommation de l’énergie quotidienne sans causer d’effets négatifs sur la glycémie ni le contrôle des lipides. Les fibres alimentaires ont montré qu’elles amélioraient les choses pour les personnes souffrant de diabète. Les preuves suggèrent que les fibres alimentaires solubles (par exemple le psyllium et l'orge) dans l’alimentation peuvent diminuer le cholestérol sérique et améliorer le contrôle de la glycémie. Les fibres des céréales peuvent diminuer le risque d’insuffisance coronaire. On recommande à tous les Canadiens de consommer plus de fibres alimentaires en suivant les recommandations du Guide alimentaire canadien. L’Association canadienne du diabète recommande de consommer de 25 à 50 g de fibres par jour pour les gens atteints de diabète, en raison des effets bénéfiques connus de la consommation de fibres sur le contrôle de la glycémie et les lipides. L’indice glycémique (IG), a été mis au point par des chercheurs canadiens comme outil servant à mesurer la réaction glycémique du corps après la consommation d’aliments contenant des glucides. C’est une échelle qui classe des aliments contenant des glucides en fonction de leur niveau d’augmentation de la glycémie, 2 à 3 heures après les avoir consommés. L’IG utilise un système de numérotation pour identifier les aliments ayant un faible indice glycémique (moins de 55), un indice glycémique moyen (55 à 70) ou un indice glycémique élevé (plus de 70). Les aliments qui ont un indice glycémique plus élevé provoquent une hausse plus marquée de la glycémie que les aliments ayant un faible indice. Le sucre de table (saccharose) a un indice glycémique moyen. L’indice glycémique a été créé à l’origine pour aider les gens souffrant du diabète à contrôler leur glycémie. L’Association canadienne du diabète (ACD) recommande aux personnes atteintes de diabète de choisir les aliments à faible et moyen indice glycémique plus souvent que ceux à indice glycémique élevé. Cependant, il faut savoir que le système de l’indice glycémique à certaines limites dont les suivantes :
Pour en savoir plus sur l’indice glycémique, consultez Comprendre l'indice glycémique et L'indice glycémique et le diabète. On estime que 80 à 90% des personnes atteintes de diabète de type 2 font de l’embonpoint ou sont obèses.Toutefois, il est possible de prévenir ou de retarder la plupart des cas de diabète de type 2 avec un bon contrôle du poids. D’ailleurs, le contrôle du poids améliore tous les aspects du diabète y compris la glycémie, les lipides sanguins et l’hypertension. L’Association canadienne du diabète (ACD) précise qu’une petite diminution de l’ordre de 5 à 10 % du poids initial est suffisante pour voir des améliorations. Il n’est donc pas nécessaire de viser un « poids idéal ». De plus, l’ACD suggère que la perte de poids se fasse lentement et graduellement et que les personnes atteintes de diabète adoptent un style de vie sain en ayant une meilleure alimentation et en faisant de l’activité physique tous les jours. Pour plus de détails sur le contrôle du poids, cliquez ici. L’activité physique et l’exercice On sait depuis longtemps que l’exercice aide beaucoup à rester en bonne santé et contribue à donner confiance et vitalité. Chez les personnes atteintes du diabète de type 2, l’activité physique peut aussi améliorer la sensibilité à l’insuline et le contrôle de la glycémie ainsi que diminuer ou éliminer la nécessité de prendre des médicaments. L’activité physique peut également aider les personnes diabétiques à perdre du poids et par conséquent améliorer le contrôle de la glycémie. Toutefois, en présence d’une perte de poids associée à une activité physique, il faudra probablement revoir et ajuster la consommation de glucides, et la quantité d’insuline ou de médicaments oraux orale requises avant et après l’activité. L’Association canadienne du diabète recommande une augmentation graduelle de l’intensité, de la durée et de la fréquence de l’activité physique sur une période de quelques semaines ou quelques mois, tout dépendant des besoins individuels. Il est nécessaire pour les personnes atteintes du diabète et prenant de l’insuline ou des médicaments antidiabétiques oraux d’avoir toujours à portée de la main une source de glucides réagissant rapidement. Exemples de sources de 15 g de glucides pour le traitement de l’hypoglycémie légère ou modérée :
Les recommandations soulignent que les tablettes de glucose ou de saccharose devraient remplacer le jus d’orange et les gels au glucose parce que ces derniers prennent plus de temps à réagir pour faire augmenter le niveau de glycémie. Pour plus de détails sur les conseils spécifiques concernant l’hypoglycémie, consultez le document de l’Association canadienne du diabète les Lignes directrices de pratique clinique 2008 pour la prévention et le traitement du diabète au Canada. Lignes directrices de pratique clinique 2008 pour la prévention et le traitement du diabète au Canada Association canadienne du diabète 2008, Bien manger avec le Guide alimentaire canadien, Santé Canada, 2007 Nutrition Recommendations and Interventions for Diabetes - a position statement of the American Diabetes Association, 2008. Diabetes Care 31:S61-S78 L’indice glycémique : son impact clinique et en santé publique, Institut canadien du sucre, 2008 Pour comprendre l'indice glycémique, Institut canadien du sucre, 2008 Critical Review of International Guidelines: What is agreed upon – What is Not? Katsilambros N et al. In Bantle JP, Slama G (eds): Nutritional Management of Diabetes Mellitus and Dysmetabolic Syndrome. Nestlé Nutr Workshop Ser Clin Perform Program, 2006, vol 11, pp 207-218 Carbohydrates in Human Nutrition, FAO/OMS, 1998 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||